Howard Andrew : un morceau d’histoire des World Series Of Poker

Peut-être avez-vous eu le bonheur de croiser le fer avec lui sur une table du Rio. Peut-être même ignoriez-vous qu’il s’agissait d’une véritable légende du poker américain. Imaginez plutôt : Howard Andrew était déjà là lors des WSOP 1974, à une époque où le Main Event ne comptait que seize participants et où les cadors du Binion’s se nommaient Amarillo Slim, Johnny Moss, Bill Boyd ou Brian Roberts.

Et n’imaginez pas qu’il faisait de la figuration ! Ses deux bracelets décrochés coup sur coup en 1976 sont là pour en témoigner. Celui qui hériterait plus tard du surnom de Tahoe (en référence au casino du Lake Tahoe ou il avait ses habitudes) avait alors remporté l’event #1 du festival pour un gain de 28 000 $, avant de remettre le couvert en patron dès le lendemain pour un magot additionnel de 24 000 $ au terme de l’event #2. Avouez que ça en jette, en encore plus si on vous dit que c’est Doyle Brunson en personne qui avait dû sortir du bois lors de l’event #3 pour interrompre la série (et on ne vous parle même pas l’event #4 remporté par Perry Green, autre fameux personnage à qui nous avions rendu hommage il y a quelques années).

Bref, Howard Andrew représentait avec d’autres l’une de nos facettes favorites des WSOP : celle de ces passionnés old-school qui ne rateraient pour rien au monde leur pélerinage annuel à Las Vegas. Et qui, le reste de l’année, ne rangent pas les cartes au placard pour autant mais saisissent toutes les occasions qui leur sont données de taper le carton en bonne compagnie. Outre ses apparitions au Binion’s puis au Rio, le vétéran brillait aussi de temps en temps sur des étapes du WSOP Circuit. Et ces dernières années, son âge avancé ne l’empêchait pas de multiplier les petits tournois à 150 ou 200 $ comme en atteste sa fiche Hendon Mob.

La dernière ligne de son palmarès remonte à un an presque jour pour jour. Il n’y en aura pas d’autre, et nombreux sont ceux qui le regrettent dans un florilège d’hommages compilés par PokerNews. On vous laisse de notre côté notre préféré, celui qu’a pris le temps de rédiger le journaliste Dan Ross pour souligner qu’Howard Andrew n’était pas seulement un joueur inépuisable, mais aussi de l’aveu collectif un sacré bon gars.

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